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Avril 2008
LUTTE CONTRE LES DISCRIMINATIONS:
Projet de loi portant
diverses dispositions d'adaptation au droit communautaire dans le
domaine de la lutte contre les discriminations.
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Janvier 2008
POUVOIR D'ACHAT:
Intervention de Muguette
DINI sur le Projet de Loi pour le pouvoir d'achat.
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Janvier 2008
FORMATION PROFESSIONNELLE:
Intervention de Muguette
DINI sur l'avenir de la formation professionnelle en France.
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)
) ) Juin 2008 : Mixité scolaire, sortir du
cafouillage et en tirer les leçons
« Grave remise en cause de la mixité scolaire », « atteinte au principe de laïcité », « volonté
de reconfessionnalisation de la société française »… :
tout a été dit sur un projet de loi transposant cinq directives
anti-discriminations, récemment adopté par le Parlement et dont j’ai eu
l’honneur d’être la rapporteure au Sénat.
La mixité scolaire est un
héritage politique trop précieux pour être livré aux jugements approximatifs et
aux débats mal informés. Essayons donc, sans arrogance et sans démagogie, de
poser clairement les termes de la discussion.
La directive 2004/113 interdit
les discriminations fondées sur le sexe « dans l’accès à des biens et
services et la fourniture de biens et services ». Son article 3 précise
qu’elle « ne s’applique ni au contenu des médias et de la publicité ni à
l’éducation ». Le Gouvernement a donc transposé cet article en prévoyant
que l’interdiction des discriminations fondées sur le sexe n’empêche pas « d’organiser
des enseignements en regroupant des élèves en fonction de leur sexe ».
C’est là que commence le
malentendu, qui a permis à certains de monter tambours battants sur une scène
médiatique ravie d’accueillir un combat frontal : voilà l’opposition qui
fait semblant de croire que la mixité scolaire est en danger, et voici le
Gouvernement qui veut persuader tout le monde que sa transposition n’est pas
maladroite. L’opposition est contente de s’opposer, le Gouvernement est fier de
résister, mais le débat de fond n’avance pas et le texte finalement adopté
n’est pas le meilleur.
En réalité, la transposition du
Gouvernement était inutilement provocatrice et techniquement injustifiée. La Cour de Justice des
Communautés européennes considère, en effet, que seuls les établissements
majoritairement financés par des fonds privés sont assimilables à des
« services ». Seuls ces établissements, c’est-à-dire en France, les
établissements privés hors contrat, entraient donc dans le champ du projet de
loi et risquaient de se voir condamner pour discrimination en continuant de
proposer des classes séparées. Au lieu d’une dérogation générale, il aurait
donc simplement suffit de préciser que l’interdiction des discriminations
fondées sur le sexe dans la fourniture de biens et services ne s’oppose pas à
ce que les établissements privés hors contrat organisent des classes unisexes,
ce que personne n’aurait contesté.
Mais le Gouvernement, sur ce
point comme sur d’autres, n’a pas voulu écouter les inquiétudes bienveillantes
de sa majorité, faisant le bonheur d’une opposition qui n’a eu qu’à exploiter
des maladresses pourtant évitables.
Au final, la France vient d’adopter une
petite régression symbolique, puisque nous passons de la simple possibilité
d’organiser des classes séparées dans l’enseignement, qui est l’état actuel du
droit, à l’interdiction d’interdire de telles classes, qui est désormais posée
par le projet de loi.
Dans les faits, la nouvelle loi
ne changera rien de fondamental, et il faut tout ignorer des textes déjà en
vigueur pour la présenter comme une atteinte à la mixité scolaire. Mais, à la
radio, à la télévision, dans plusieurs journaux, le Gouvernement et sa majorité
ont été injustement accusés de préparer un retour à l’école unisexe et de
promouvoir une prétendue vision religieuse de l’éducation.
Le Gouvernement s’affaiblit quand
il n’écoute pas et que la majorité travaille mal quand elle est docile.
L’exécutif ne peut être fort que si le Parlement n’est pas faible.
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) )
Mai 2008 :
Logements d’habitation en zone agricole
Lors de la séance des
questions orales, Muguette DINI, Sénatrice UC-UDF du Rhône, a interrogé
Michel BARNIER, Ministre de l’agriculture et de la pêche, sur l’autorisation
de construire des logements d’habitation en zone agricole.
Elle a rappelé qu’aux termes du code de l’urbanisme, les bâtiments
d’habitation ne peuvent être construits en zone agricole que si la présence
de l’agriculteur est nécessaire sur l’exploitation.
Muguette DINI a regretté que, dans le département du Rhône, principalement
au niveau des espaces agricoles et naturels périurbains, les exploitants
maraîchers et fruitiers se voyaient refuser la possibilité de construire
leur logement sur leur exploitation.
« Pour la DDE du Rhône, seule la présence de
l’éleveur s’avère nécessaire sur son
exploitation. Les élus locaux jugent une telle position
incohérente. Pour beaucoup d’exploitants agricoles, cette
situation menace l’avenir de leurs exploitations et ne permet pas
la transmission ou la cession d’un ensemble agricole
cohérent » a-t-elle indiqué à Michel BARNIER.
Enfin, la Sénatrice UC-UDF du Rhône a demandé au Ministre de l’agriculture
des précisions sur les critères pris en compte pour apprécier la notion de «
nécessité ».
Dans sa réponse, Michel BARNIER a reconnu l’importance d’un « examen au cas
par cas des demandes », d’une « démarche pragmatique » et indiqué qu’il le
rappellerait aux DDE et DDA.
Muguette DINI a, pour sa part, insisté sur l’indispensable collaboration des
DDE avec les DDA, les élus locaux et les chambres d’agriculture.
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