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Communiqués de Presse, articles... votre Sénatrice dans la Presse

• 2 Mai
2008
Discriminations : le Sénat contre le
«communautarisme», in
Le
Figaro
La Haute Assemblée dénonce
un texte transposant des directives européennes.
Au nom de la lutte
contre les discriminations, le modèle républicain de l'égalité va-t-il
disparaître ? C'est l'inquiétude du Sénat, qui s'oppose au gouvernement sur
un projet de loi visant à transposer en droit français cinq directives
européennes «antidiscrimination».
Le 9 avril, dans l'hémicycle de la Haute Assemblée, le rapporteur du texte,
Muguette Dini (Union centriste-UDF, Rhône) a appelé ses collègues à
«ne pas fermer les yeux sur le contenu du texte» qui risque de «nous
entraîner sur le chemin du communautarisme».
Très applaudie par la majorité sénatoriale, Muguette Dini s'est inquiétée de
la définition des discriminations défendue par Bruxelles et entérinée par le
projet de loi. Selon les directives communautaires et le gouvernement,
constitue une discrimination tout cas où une personne «est traitée de
manière moins favorable qu'une autre ne l'est, ne l'a été ou ne le serait
dans une situation comparable» en raison de son sexe, de ses origines
ethniques, de sa vie privé, de sa religion ou encore de ses convictions
politiques.
Or, pour le sénateur centriste, cette définition, «inspirée des pays
anglo-saxons», «incite à la mise en exergue des identités particulières» et
abolit un principe essentiel du droit français : «Toute différence de
traitement ne constitue pas nécessairement une discrimination et certaines
d'entre elles sont légales.» Le président de la commission des affaires
sociales du Sénat, Nicolas About (Union centriste-UDF, Yvelines), a
jugé lui aussi «très regrettable» que les gouvernements français successifs
n'aient pas défendu «la conception républicaine de l'égalité» lors de la
négociation des directives.
Sensibles à ces arguments, les sénateurs de la droite et du centre parfois
rejoints par certains socialistes ont adopté des amendements modifiant le
texte en dépit de l'opposition affichée du gouvernement. Le Sénat a
retranché de la définition des discriminations les phrases rédigées au
conditionnel, qui, selon Muguette Dini, «ouvrent la porte à des procès
d'intention» et «aboutiraient à des condamnations fondées sur de simples
suppositions et des hypothèses invérifiables».
Suivant là encore l'avis du rapporteur, la Haute Assemblée a précisé la
définition du harcèlement sexuel, pour éviter de «transférer au juge le
pouvoir considérable de dire la loi».
Hostile aux amendements du Sénat, le gouvernement espère obtenir leur
suppression lors de la commission mixte paritaire composée de sept députés
et sept sénateurs qui se réunira le 13 mai.
«La Commission européenne nous a demandé très explicitement de reprendre sa
définition des discriminations, a argumenté Nadine Morano, secrétaire d'État
à la famille, qui représentait le gouvernement lors des débats. Si le
Parlement retient une autre définition, la Commission n'hésitera pas à
saisir la Cour de justice européenne, qui lui donne raison dans 95 % des
cas.»
• 17
Décembre 2006
Une sénatrice contre la loi
sur la parité
, in
Le
Journal du Dimanche
Muguette Dini s'est dépensée
sans compter pour faire avancer la cause de la parité hommes-femmes en
politique. Elle a pourtant voté cette semaine contre la loi présentée par le
gouvernement. Explications.
Alors que vous militez depuis
vingt ans pour la parité, vous avez voté contre la loi adoptée dans la nuit
de jeudi à vendredi au Sénat !
C'est justement parce que je me bats vraiment pour instaurer un accès égal
des femmes et des hommes aux mandats électoraux que je ne peux accepter
cette loi au rabais, votée in extremis et qui ne s'appliquera pour
l'essentiel que dans des années. Parce que c'était une promesse du Président
de la République, le gouvernement de Villepin s'y est finalement résolu à
quelques semaines de la fin du mandat présidentiel. La loi a d'ailleurs été
examinée en procédure d'urgence, mais les dispositions contenues dans ce
texte sont scandaleusement insuffisantes.
Qu'est-ce qui vous paraît le
plus inacceptable ?
Que vaut un texte voté en 2007 mais qui ne s'appliquera qu'aux
législatives de 2012? Ne pouvait-on le faire avant? Que vaut un texte qui
prévoit des nouvelles pénalités financières pour dans cinq ou six ans? Cette
loi n'améliore la parité que dans les exécutifs des conseils régionaux et
des communes de plus de 3500 habitants. Or, il y a en France plus de 30 000
communes de moins de 3500 habitants. Pour le reste, c'est-à-dire
l'essentiel, elle ne change rien : ni à l'Assemblée nationale, alors que
c'est là que se votent les lois, ni dans les conseils généraux. A peine au
Sénat. C'est presque pire que si on n'avait rien fait.
Pourquoi ?
Parce que cette loi servira de paravent, de prétexte, de bonne conscience à
un monde politique composé d'une écrasante majorité d'hommes (il y a
seulement 17,5% de femmes au Sénat, 12% à l'Assemblée nationale). Parce que
maintenant que cette loi si insatisfaisante, si insuffisante, est là, la
situation est bloquée. On n'y reviendra plus avant des années. Mais ce que
je dis tout haut, beaucoup le pensent tout bas : c'est un écran de fumée.
Comment expliquer autrement l'abstention de l'ensemble du groupe socialiste,
de l'ensemble du groupe communiste, de la quasi-totalité du groupe UDF? Le
scrutin est éloquent : 314 votants, 160 suffrages exprimés, 156 pour, 4
contre, dont moi.
C'est un échec pour vous
J'ai refusé de cautionner une loi a minima qui ne répond qu'à une
toute petite partie du problème. Ce fut un crève-coeur. Mais si c'était à
refaire, je le referai.
Interview
Virginie Le Guay
• 9 Mars 2006
Tribune
libre: la parité, acte II,
in
L'Express
« La longue
expérience d'élue m'a permis de constater à quel point les regards des
hommes et des femmes, leurs analyses et les solutions qu'ils proposent sont
à la fois différents et complémentaires. Dans la vie quotidienne, les hommes
et les femmes se partagent les responsabilités. Comment accepter au niveau
le plus élevé, celui où se décide, à travers les lois, notre vie de chaque
jour, la moitié de la société soit exclue du pouvoir? (...) »
• 8
Février 2006
A 89: le
Sénat adopte la proposition de loi,
in
Le
Progrès
La
proposition de loi d'Elisabeth Lamure a été adoptée, lors d'un débat très
rhodanien qui a vu Muguette Dini voter contre, Michel Mercier ne pas prendre
part au vote et Gérard Collomb s'abstenir (...) Le Sénat a adopté hier en
fin d'après-midi la proposition de loi validant l'avenant à la concession
passée par l'État et les Autoroutes du Sud de la France au sujet de la
section Balbigny-La Tour de Salvagny de l'A 89. L'assemblée devrait lui
emboîter le pas à la fin février. Cette loi permettra au gouvernement de
contourner l'avis défavorable émis par la section des travaux publics du
conseil d'État courant janvier (...) Muguette Dini, sénatrice UDF du Rhône,
est allée plus loin. Elle a voté contre. "Les habitants de mon canton
(Limonest, au débouché de l'A 89) ont été choqués par la désinvolture avec
laquelle la position du conseil d'État est désavouée. Nous savons tous que
l'A 89 est nécessaire, mais les élus sont ignorés, les habitants méprisés".
Son président de groupe, Michel Mercier, n'a lui pas pris part au vote.
"Cette proposition de loi pose des problèmes juridiques" a souligné le
président du conseil général du Rhône. "En réalité, on fait une loi pour ne
pas appliquer la loi. Par ailleurs, l'A 89 ne doit pas arriver à la Tour de
Salvagny, elle doit rejoindre l'A 6 et l'A 46". Michel Mercier a demandé à
Dominique Perben d'organiser une conférence avant la fin de l'année sur
l'ensemble des infrastructures, qui traite du ferroviaire, des autoroutes et
de Saint Exupéry".
• 20 Janvier 2006
Interview de Muguette
DINI: « Je ne veux pas la parité obligatoire, mais possible »,
in
Le Progrès
>>
La mise en place de parité n'a pas tenu ses promesses?
Je dirai surtout que la loi sur la parité n'est pas allé jusqu'au bout.
Il n'y a pas de problème sur les scrutins de liste. Là où il faut
maintenant agir c'est sur les scrutins uninominaux, comme les
législatives et les cantonales ainsi que sur les exécutifs, où les
hommes continuent de jouer les premiers rôles en ne laissant aux femmes
que des miettes. C'est l'esprit de ma proposition.
• 20 Janvier 2006
La droite se creuse la tête pour
placer les femmes en tête, in
Libération
(...) Ce même 4
janvier, alors que Chirac prononçait son discours, Muguette Dini,
sénatrice centriste du Rhône, déposait sur le bureau du président du
Sénat une proposition de loi visant «à renforcer la parité dans
l'ensemble des élections locales et nationales». Membre de la
délégation des droits des femmes de la Haute Assemblée, et favorable à
la parité dans les exécutifs régionaux et municipaux, elle salue la
promesse de Chirac qui figure telle quelle dans son propre texte. Mais
l'élue UDF fait preuve d'originalité à propos des élections au mode de
scrutin majoritaire à deux tours. Elle propose d'instaurer un système de
«liste à deux têtes» pour les législatives, les cantonales et les
sénatoriales dans les départements élisant un ou deux sénateurs. Sur
chaque bulletin, l'électeur aurait le choix entre un homme et une femme.
Pour la liste arrivée en tête, celui des deux candidats qui aurait été
le moins rayé serait l'élu, l'autre le suppléant. «L'idée est de
proposer la parité aux citoyens, pas de l'imposer, argumente-t-elle.
Car si le monde politique n'est pas forcément
prêt à accepter le changement, les électeurs le sont.»
Chirac propose en outre d'augmenter fortement les pénalités prévues par
la loi de 2000 à l'encontre des partis qui ne respectent pas la parité.
La députée UMP Marie-Jo Zimmermann, rapporteure générale de
l'Observatoire de la parité, soutient cette suggestion et compte sur un
projet de loi avant 2007 pour alourdir les amendes. En 2005, les
retenues s'élevaient à 4,3 millions d'euros à l'UMP, 1,6 million au PS
et 660 000 euros à l'UDF. Car, plutôt que de se convertir à la parité,
les partis préfèrent payer et le résultat est là, avec seulement 12,2 %
femmes à l'Assemblée. Raison pour laquelle Muguette Dini souhaite, elle,
supprimer ces pénalités financières : «Elles
sont parfaitement inefficaces et surtout humiliantes. Nous ne sommes pas
du bétail qu'on échange contre de l'argent. Et pourquoi pas des soldes
!»
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